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Le baiser de l’hôtel de ville de Robert Doisneau : 5 secrets à découvrir

Paris, 1950. Dans les rues animées de la capitale, un photographe aguerri s’apprête à appuyer sur le déclencheur… Vous connaissez sans doute le célèbre cliché de Robert Doisneau, mais qu’en est-il des secrets de fabrication de cette œuvre légendaire ? Dans cet article, nous allons découvrir l’histoire fascinante du Baiser de l’Hôtel de Ville. Laissez-vous séduire par la magie de cette image iconique et percez à jour tous ses mystères. 

Robert Doisneau : photographier le Paris de l’après-guerre 

Quand on pense à Doisneau, on imagine des photos de Paris en noir et blanc, des scènes de la vie quotidienne qui révèlent la vie parisienne dans les années 50. Il est vrai que le photographe de rue a su capturer la magie de l’instant. On lui doit d’innombrables portraits d’artisans, d’amoureux ou encore d’enfants. Des milliers de clichés empreints de candeur et de spontanéité. 

Enfance et carrière 

Robert Doisneau est né à Gentilly en 1912. Issu d’une famille bourgeoise, il étudie les arts graphiques à l’école de Saint-Étienne et obtient un diplôme de graveur et lithographe avant de devenir photographe publicitaire pour l’Atelier Ullmann en 1930. 2 ans plus tard, son premier reportage photographique est diffusé dans l’Excelsior. Il travaille ensuite comme photographe industriel pour le constructeur Renault et capture des clichés automobiles de 1934 à 1939. 

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Doisneau s’établit comme photographe indépendant. Il sillonne alors les rues de la capitale pour retranscrire l’actualité parisienne, il se rend en province ou à l’étranger pour réaliser des reportages pour les grands magazines. Life, Paris Match, Point de vue, Regards et bien d’autres lui achètent ses clichés.

Succès et reconnaissance 

Une chose est sûre, l’œuvre de Robert Doisneau n’est pas passée inaperçue. Reporter et photographe de rue, l’artiste a été récompensé par de nombreux prix. Il a reçu le prix Kodak en 1947, le prix Niepce en 1956, le Grand Prix National de la Photographie en 1983 et le prix Balzac en 1986. 

Au-delà des trophées, Doisneau nous a légué des images légendaires. Prêt d’un demi-siècle de portrait en noir et blanc. Des milliers de scènes intimes qui mettent en valeur le petit peuple de Paris.

Le Baiser de l’Hôtel de Ville : l’histoire d’un cliché célèbre

Robert Doisneau, figure emblématique de la photographie humaniste française, a su capturer l’essence de la vie parisienne à la fin du 20ᵉ siècle. Il nous a légué de multiples clichés empreints d’humour et d’émotion, des images poétiques qui ont fait le tour du monde. Parmi ses œuvres les plus célèbres, le Baiser de l’Hôtel de Ville séduit les cœurs tendres par son apparente spontanéité. Pourtant, derrière la beauté et l’innocence de ce cliché se cachent quelques secrets…

1 — L’art de la mise en scène

Lorsque l’on regarde le Baiser de l’Hôtel de Ville, on est forcément touché par la sincérité et la spontanéité de cet instant volé. Pourtant, le célèbre cliché de Robert Doisneau est le fruit d’une mise en scène parfaitement orchestrée… Voyez-vous, le photographe de rue à capturer ce moment pour répondre à une commande du magazine Life. Il a embauché 2 étudiants en théâtre nommés Françoise Delbart et Jacques Carteaud afin qu’il prenne la pose dans le tourbillon de la vie parisienne. Le coût de cette folle embrassade ? 500 francs. Par contre, les passants qui circulent à l’arrière-plan sont véritablement anonymes. 

2 — Un budget limité 

Quand on regarde le Baiser de l’Hôtel de Ville, on pense souvent que l’usage du noir et blanc est un choix artistique destiné à souligner le caractère romantique du cliché. Pourtant, il n’en est rien. Si Doisneau a opté pour le monochrome, ça n’est pas par nostalgie de l’argentique. En fait, le photographe de rue manquait simplement d’argent… Il faut dire qu’à l’époque, les clichés couleurs étaient bien plus chers et plus compliqués à développer. De plus, le travail en couleur était plus exigeant. 

3 — Le Baiser de l’Hôtel de Ville : un cliché juteux 

Avec son célèbre baiser, Doisneau a rapidement oublié ses ennuis financiers. Il faut dire que le cliché a eu un franc succès ! Il a été massivement commercialisé : par exemple, en 1986, il a été tiré en format affiche à 410 000 exemplaires. Et ce n’est pas tout ! En 2005, l’original du Baiser de l’Hôtel de Ville a été attribué à un collectionneur suisse pour 185 000 €.

4 — Droit à l’image et procès 

Vous l’aurez compris, le Baiser de l’Hôtel de Ville a rapporté beaucoup d’argent. Et cette bonne fortune n’est pas passée inaperçue… En 1992, les époux Lavergne ont attaqué Robert Doisneau. Ils affirmaient être le couple capturé sur le portrait et exigeaient 500 000 francs de dédommagement pour violation de la vie privée. Françoise Bornet, née Delbart, la modèle du Baiser de Doisneau, a réfuté ces accusations en produisant le cliché original, numéroté et estampillé. Elle a alors réclamé 100 000 francs de droit à l’image. Le tribunal est cependant resté de marbre et a débouté l’un et l’autre des plaignants.

5 — Des dizaines d’autres baisers 

Le saviez-vous ? Le Baiser de l’Hôtel de Ville de Doisneau n’est pas le seul cliché intime immortalisé par le célèbre photographe de rue. En fait, l’artiste a capturé des tas d’autres baisers. On peut citer, par exemple, le Baiser du Pont-Neuf, le Baiser Blotto, Les amoureux aux poireaux et ceux aux oranges de la rue Mazarine, le Baiser de l’opéra. 

À la lecture de cet article, vous avez découvert ou peut-être redécouvert l’histoire du Baiser de l’Hôtel de Ville de Robert Doisneau. Vous êtes passionné par l’histoire de la photographie ? Je vous invite à lire cet article sur Robert Capa. Vous pouvez aussi parcourir mon blog pour en apprendre un peu plus sur la photo sous Staline, la photo mortuaire, la restauration des photos de Saint-Exupéry au Studio Arnography et bien plus encore.

Photographe professionnel dans l'Oise depuis 9 ans. Notre studio photo se situe à deux pas du Val d'Oise au 6 place Bourgeois à Boran sur Oise (60820).
Nous avons une galerie studio photo de 500m² comprenant une galerie photo, une salle de visionnage, un studio photo pour les prises de vues et un jardin permettant les photos en extérieur.

Récompenses et titres :

- Portraitiste de France (2015)
- Exposant au Salon d'Automne Grand Palais en catégorie portrait à Paris (2016)
- European Photographer (2016)
- Sélectionné dans l'équipe de France en catégorie "Mariage" à la coupe du Monde de la photographie (2017)

Téléphone : 09 50 52 52 81
RCS : Compiegne B 814 395 786
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